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Châteaurenard en
Provence.
Feria
de Châto 2009
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Six
toros de Salamanque dans l'ombre de Cantino à Châteaurenard...
Dimanche 19
juillet, à 18 heures, Los Bayones reviennent à Châteaurenard
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Par rapport à l'an dernier les toros de Los Bayones affichent
plus de tête pour certains, plus de poids pour d'autres. Leur
comportement sera apprécié demain, à 18heures.
Je les ai vus partir, tous les sept, jeudi dernier, de Salamanque.
Comme pour moi, l'an passé, avant d'entrer dans la case du
camion qui conduisait à Châteaurenard, on leur a enlevé
leurs fundas. D'après mon ganadero, Jesus Hernandez, c'est
la meilleure invention qu'on ait trouvé pour protéger
les cornes. Ils sont partis, mais avant, même si je ne suis
pas près d'eux, je leur ai glissé un conseil: "soyez
braves, et embistez bien!" Moi, "Cantino", c'est ce
que j'ai fait le 20 juillet 2008. A Châteaurenard, je me suis
senti très "a gusto", je n'ai pris qu'une pique,
mais elle a été longue. Brave, j'ai également
été très noble. D'ailleurs, quelques jours après
m'avoir combattu Antonio Ferrera a dit qu'il n'avait jamais toréé
ainsi de la main gauche. J'ai eu la vie sauve. On m'a "indulté"
comme on dit en espagnol! Et ce n'est pas rien, car si Los Bayones
(ganaderia fondée en 1981 à partir de sang Atanasio)
ont été primés à Valladolid, à
Valencia, je suis le seul à être rentré vivant
"à la maison". Peut-être vous demandez-vous
ce que je suis devenu.
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Soixante-quinze
vaches
Aux
corrales d'Arles j'ai croisé un vétérinaire
qui, en 20 jours, m'a remis sur pied. Après 1200 km en camion
j'ai rejoint la finca, les afionados de Châteaurenard m'ayant
réservé une grande fête. Pour eux, aussi, le
moment avait été important: j'ai été
le premier toro gracié de l'histoire de leurs arènes.
Pendant quatre mois l'éleveur et son mayoral m'ont aidé
à me remettre. Avec quatre autres étalons (sementales)
de la maison, j'ai mangé, je me suis reposé
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Ce
n'est qu'en décembre de cette année que j'ai rencontré
mes fiancées: 75 vaches, rien que pour moi! Depuis, je suis
avec elles, j'espère une descendance à la hauteur!
Jusqu'en août je vais saillir
Il parait qu'un toro comme
moi peut vivre jusqu'à 17 ans. Nous verrons! Je suis loin
des copains qui seront combattus demain par Marc Serrano, Antonio
Ferrera et Sanchez Vara (les mêmes que pour "ma"
corrida), mais je sais que ces toreros savent faire. Maintenant,
il ne reste plus qu'aux toros (aucun de ma famille directe) à
être bien.
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D'apparence,
ils ont tout ce qu'il faut pour. Châteaurenard est une arène
de 3e catégorie, mais ils ont la tête des plus grandes
plazas
Évidemment mon histoire est exceptionnelle.
Il n'est vraiment pas dit qu'elle se reproduise. Tant mieux d'ailleurs,
une aventure comme la mienne se mérite. Une chose en tout
cas est certaine: la peña Joselito et l'Adrac, pour le 20
e anniversaire de leur authentique Feria ont choisi le meilleur.
Après...
Par
Julie Zaoui (18/07/2009, La Provence)
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